73 000 candidats au PASS, 134 000 en LAS : la demande Parcoursup 2026 en chiffres
640 223 lycéens de terminale ont confirmé au moins un vœu sur Parcoursup 2026 — soit 9 600 de plus qu’en 2025, une progression portée notamment par les terminales professionnelles (+8 000) et l’augmentation des candidats en réorientation (+28 000) et en reprise d’études (+22 000).
Dans ce vivier, les filières santé restent parmi les plus demandées :
73 854 candidats ont formulé au moins un vœu en PASS en 2026, soit 11,5 % de l’ensemble des lycéens inscrits. 134 337 candidats ont formulé au moins un vœu en LAS, soit 21 % du total.
Le PASS mobilise donc un lycéen sur neuf, la LAS un sur cinq. Ce ne sont pas des filières de niche — ce sont des choix massifs, dans un système dont les places restent par définition limitées. Et c’est précisément ce volume qui détermine vos chances d’admission en PASS : plus le vivier grandit, plus la compétition s’intensifie.
La part des vœux PASS dans l’ensemble des candidatures est de 4,48 % au niveau national — mais cette moyenne cache des disparités académiques significatives. À Paris, le PASS représente 6,0 % des vœux, contre 4,80 % à Versailles et 4,63 % à Créteil. La pression est donc structurellement plus forte en Île-de-France qu’ailleurs.
Ce que les admissions 2025 révèlent sur la réalité du système
Les données de vœux disent qui postule. Les données d’admission disent qui entre. Et l’écart entre les deux est le cœur du sujet — et la réponse la plus honnête à la question de vos chances d’admission en PASS.
La dernière campagne complète disponible (2025) révèle les proportions réelles du marché : 26 646 places ouvertes en PASS à l’échelle nationale, 26 485 étudiants effectivement admis, et 42 candidatures par place en moyenne nationale.
Ce ratio de 42 pour 1 est la donnée la plus parlante du système. Il ne signifie pas que chaque candidat affronte 41 autres individuellement — un même étudiant peut postuler à plusieurs formations PASS simultanément. Mais il traduit une tension structurelle entre une demande massive et une offre de places volontairement contrainte par le numerus apertus.
Le taux d’accès moyen affiché sur Parcoursup est de 38,7 % — mais ce chiffre est trompeur. La médiane tombe à 34 %, et les écarts entre formations sont considérables : certaines affichent 2 % d’accès, d’autres atteignent 100 %. Le choix de la formation et de la mineure associée a donc un poids réel sur vos chances d’admission en PASS.
L’Île-de-France : un rapport de forces hors norme
Si les chiffres nationaux sont déjà éloquents, ceux de l’Île-de-France sur Parcoursup 2026 le sont encore davantage. C’est ici que vos chances d’admission en PASS méritent d’être regardées en face.
Les données d’admission 2025 montrent que l’IDF concentre 35 formations PASS pour 4 621 places — soit 17,3 % des places nationales. Mais ces formations attirent 374 935 candidatures, soit 33,7 % de toutes les candidatures PASS en France. Le résultat : 81 candidatures par place en IDF, contre 42 à l’échelle nationale.
La concurrence en Île-de-France est presque deux fois plus intense qu’en province.
Le taux d’accès moyen en IDF chute à 24,3 %, soit 14 points sous la moyenne nationale. Ce déséquilibre s’explique par l’attractivité des universités parisiennes et la densité démographique de la région. La Sorbonne, par exemple, a reçu 15 253 candidatures pour ses 1 200 places PASS. Paris Cité cumule plusieurs formations parmi les plus demandées de France, avec des taux d’accès variant de 8 % à 33 % selon les mineures.
Les données vœux 2026 confirment et amplifient ce constat : la part du PASS dans les vœux parisiens (6,0 %) dépasse la moyenne nationale (4,48 %), ce qui signifie que les chances d’admission en PASS en IDF ne s’améliorent pas d’une année sur l’autre.
Pour un lycéen d’Île-de-France qui vise le PASS dans sa région, ces chiffres ont une implication directe : la marge d’erreur dans la préparation est plus étroite qu’ailleurs. Sur Parcoursup 2026 être « dans la moyenne » ne suffit pas — il faut viser la partie haute du classement.
Le profil réel des admis : ce que les données ne disent pas d’emblée
Les données d’admission permettent de dresser le portrait statistique des étudiants effectivement admis en PASS — un portrait qui devrait intéresser tout candidat en préparation.
Sur les mentions au baccalauréat, le tableau est sans ambiguïté. Sur les 26 485 admis de la campagne 2025 : 23 % avaient la mention Très Bien, 34 % la mention Bien, 21 % la mention Assez Bien, et 3,6 % la mention Très Bien avec félicitations. Autrement dit, plus de 81 % des admis en PASS avaient une mention Bien ou mieux au baccalauréat. Le PASS n’est pas une voie de rattrapage — c’est une filière qui recrute parmi les meilleurs profils du baccalauréat général.
Ce constat ne condamne pas les candidats avec une mention plus faible, mais il donne une indication précieuse sur le niveau de départ généralement attendu pour prétendre à une admission dans les formations les plus sélectives, en particulier en IDF.
- Sur le profil de genre, 68,7 % des admis sont des femmes — une majorité stable d’une année sur l’autre.
- Sur les boursiers, leur part parmi les admis est de 17,9 % en moyenne, signal que le PASS reste une filière dans laquelle l’accompagnement externe joue un rôle.
- Sur le calendrier d’admission, seulement 20 % des admis reçoivent une proposition dès l’ouverture de la procédure. Pour 80 % des futurs étudiants en PASS, l’attente est la règle, pas l’exception. C’est un facteur de stress largement sous-estimé.
La LAS : une voie plus accessible, mais à lire avec nuance
Les données 2026 montrent que 134 337 candidats ont formulé au moins un vœu en LAS — soit près du double des candidats PASS. La LAS est devenue une filière de masse.
Sa diversité est l’une de ses caractéristiques majeures. On y trouve des mineures aussi différentes que les sciences de la vie, les mathématiques, la chimie, la physique, le STAPS, le droit, l’économie-gestion, les lettres, les langues, l’informatique ou les sciences pour l’ingénieur. Le choix de la mineure n’est pas neutre : il conditionne à la fois les chances d’admission en licence et la compatibilité entre le programme et les exigences des épreuves santé.
Sur les données d’admission disponibles, le taux d’accès moyen de la LAS est de 53,5 %, soit 15 points au-dessus du PASS. Cette accessibilité à l’entrée est réelle — mais elle ne doit pas masquer la sélection qui opère ensuite. Le passage en deuxième année de santé (MMOPK) se joue en fin d’année universitaire, sur la base du classement aux épreuves. C’est là que la vraie compétition se déroule.
La double stratégie PASS + LAS : une norme, pas une exception
Un chiffre des données Parcoursup 2026 mérite une attention particulière : 85,1 % des candidats PASS formulent aussi un vœu en LAS. La double candidature est devenue le comportement standard — et les données le confirment année après année.
Dans l’autre sens, 46,8 % des candidats LAS font aussi un vœu en PASS. Les deux filières ne s’excluent pas : elles se combinent dans la stratégie de la grande majorité des candidats aux études de santé.
Autres combinaisons fréquentes chez les candidats PASS 2026 : 37,4 % formulent aussi un vœu en DE sanitaire et social (infirmier, notamment), 24,4 % font un vœu en CPGE, et 82,8 % ont au moins un vœu en licence classique en filet de sécurité.
Ces chiffres dessinent le portrait d’une génération de candidats qui gèrent l’incertitude de façon structurée — et qui ne misent plus tout sur une seule filière.
Vos chances d’admission en PASS et LAS : ce que ça implique pour votre préparation
La pression en IDF n’est pas un mythe. Avec 81 candidatures par place contre 42 en province, le PASS en Île-de-France est objectivement deux fois plus sélectif. Un niveau de préparation suffisant pour viser une admission à Bordeaux ou Montpellier peut ne pas suffire pour Sorbonne ou Paris Cité.
- Le niveau de bac est un étalon, pas une garantie. 81 % des admis avaient mention Bien ou mieux. Ce n’est pas un critère d’admission en soi — mais c’est le reflet d’habitudes de travail et d’une rigueur qui comptent dans la durée de l’année.
- L’attente fait partie du jeu. 80 % des admis n’ont pas reçu leur proposition dès l’ouverture. Anticiper cette période sans la vivre comme un signal négatif fait partie de la préparation psychologique au PASS.
- La double stratégie PASS + LAS est rationnelle. Les données le confirment : 85 % des candidats la pratiquent. Choisir une mineure LAS cohérente avec son projet de santé, et ne pas la traiter comme une option par défaut, fait partie d’une approche lucide du système.
La préparation en amont fait une différence mesurable. Dans un système de classement relatif — où votre score est toujours comparé à celui des autres — le niveau de préparation à l’entrée dans l’année détermine votre position de départ dans ce classement. Arriver avec une méthode de travail rodée, une avance pédagogique et une connaissance du format des épreuves, c’est un avantage concret que les données ne chiffrent pas directement, mais que les résultats reflètent.
Ce que révèlent vraiment ces données Parcoursup 2026 : une filière de haut niveau qui ne pardonne pas le hasard
Le PASS n’est pas une loterie. Les statistiques d’admission montrent une régularité : ce sont massivement des étudiants très bien préparés, avec des profils solides dès le bac, qui passent. La mention au bac n’est qu’un indicateur, mais elle reflète une habitude de travail qui compte dans la durée.
En IDF, la densité de candidats crée une pression supplémentaire qui ne s’improvise pas. Décider de préparer son PASS à Paris ou en proche banlieue sans avoir mesuré ce que ce contexte implique en termes de niveau attendu, c’est partir avec une mauvaise carte.
La LAS offre une voie plus accessible à l’entrée — mais dont la sélection interne, en cours d’année, est tout aussi réelle. Elle demande une rigueur équivalente, simplement distribuée différemment dans le temps.
Ce que les données ne disent pas, mais que l’expérience pédagogique confirme : les étudiants qui réussissent le PASS ou la LAS ne sont pas nécessairement ceux qui travaillent le plus dur à partir de septembre. Ce sont souvent ceux qui sont arrivés avec une méthode, une organisation, et une avance qui leur ont permis de gérer le rythme de l’année sans se noyer dans les premières semaines. Construire cette avance — c’est précisément l’objectif d’une préparation sérieuse.
Après Parcoursup 2026, un contexte qui va changer : la réforme 2027 en arrière-plan
Ces données Parcoursup 2026 sont celles du système PASS/LAS encore en vigueur. Mais la réforme annoncée pour la rentrée 2027 va en modifier l’architecture : fin du PASS et de la LAS tels qu’on les connaît, retour à une voie unique avec de nouvelles modalités de sélection.
Cette transition ne change pas les enseignements de ces données. La sélectivité des études de santé en France ne disparaît pas avec la réforme — elle se reconfigure. Le niveau attendu des candidats, la nécessité d’une préparation structurée, et la réalité d’un classement compétitif demeureront des constantes.
Les données utilisées dans cet article proviennent de deux sources officielles : la Note Flash n°09 du SIES (mai 2026) et les tableaux annexes Parcoursup 2026 publiés par le ministère de l’Enseignement supérieur (données vœux, extraction au 09/04/2026), ainsi que l’open data Parcoursup campagne 2025 pour les données d’admission. Les traitements statistiques ont été réalisés par Diploma Santé.
Questions fréquentes — Parcoursup 2026 : PASS et LAS
Vos chances d'admission au PASS correspondent-elles au taux d'accès affiché sur Parcoursup 2026 ?
Pas directement. Le taux d’accès mesure la part des candidatures ayant reçu une proposition d’admission. Mais un même candidat peut postuler à plusieurs formations : le taux agrège des candidatures, pas des individus. Il reste un indicateur utile de la tension relative entre formations, notamment pour comparer les facs d’une même région.
Pourquoi les chances d'admission en PASS sont-elles plus faibles en IDF ?
Parce que les universités parisiennes concentrent 33,7 % des candidatures PASS nationales pour seulement 17,3 % des places. L’attractivité perçue et la densité démographique créent mécaniquement un déséquilibre : 81 candidatures par place en IDF contre 42 en province.
Avoir une mention Assez Bien au bac empêche-t-il d'intégrer le PASS ?
Non — environ 21 % des admis en 2025 avaient une mention Assez Bien. Mais la majorité des admis (plus de 60 %) avaient Bien ou Très Bien. La mention au bac est un signal sur le niveau de départ, pas un critère d’admission : ce qui compte in fine, c’est le classement obtenu aux examens en fin de PASS.
Pourquoi 85 % des candidats PASS font-ils aussi un vœu LAS ?
Parce que les deux filières mènent au même objectif — la 2e année de santé — et qu’un candidat rationnel maximise ses chances en combinant les deux. Les données 2026 confirment que c’est devenu le comportement standard, pas une stratégie de repli.
La LAS offre-t-elle de meilleures chances que le PASS ?
À l’entrée sur Parcoursup, le taux d’accès LAS moyen (53,5 %) est plus élevé que celui du PASS (38,7 %). Mais la sélection pour le passage en 2e année de santé reste très réelle, et le niveau requis aux épreuves est comparable. La LAS est une alternative sérieuse, pas une voie de facilité.
Vaut-il mieux faire son PASS sur Parcoursup 2026 hors d'IDF pour maximiser ses chances ?
C’est une stratégie que certains candidats adoptent. Les taux d’accès sont globalement plus élevés hors IDF. Mais cela implique de quitter sa région, de s’organiser loin de son réseau de soutien, et d’évaluer soigneusement les conditions pédagogiques locales. La décision mérite d’être pesée sur plusieurs critères, pas uniquement sur le taux d’accès Parcoursup.
