12/01/2025

Numerus apertus : fin annoncée, incertitudes prolongées

PASS Paris-Cité ou Sorbonne
Officiellement présentée comme une réponse à la crise des déserts médicaux, cette réforme ouvre une nouvelle ère, pleine d’opportunités mais aussi de flous pédagogiques pour les étudiants en PASS et LAS.

Une seule chance, pas de retour en arrière

Depuis la disparition du numerus clausus, remplacé par le numerus apertus, et la réforme PASS/LAS, l’entrée dans les études de santé a changé de visage. Le redoublement n’est plus autorisé : un étudiant n’a désormais qu’une seule tentative pour valider sa première année (PASS, LAS ou LSPS) et accéder aux filières MMOPK (Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie, Kinésithérapie). Concrètement, cela signifie que la réussite du premier coup est devenue impérative. Et cette réussite se prépare bien avant l’entrée à l’université : dès la Terminale.

 

Un niveau d’excellence scientifique dès le lycée

La première exigence est académique. Pour réussir médecine, il faut viser haut. Très haut. Les étudiants admis en PASS ou LAS dans les facultés les plus sélectives affichent en Terminale :

  • Une moyenne générale supérieure à 16/20,
  • Une moyenne en spécialité scientifique (Maths, Physique-Chimie, SVT) autour de 17-18/20,
  • Des appréciations mettant en avant la rigueur, la constance et l’autonomie.

Certaines facultés filtrent même dès Parcoursup, sur la base des notes de Première, des bulletins de Terminale et des lettres de motivation. À cela s’ajoute une difficulté supplémentaire : toutes les Terminales ne se valent pas. Un élève moyen dans un lycée d’excellence peut parfois être mieux vu qu’un élève très bon dans un établissement moins coté. La sélection commence donc bien avant les amphithéâtres universitaires.

Un choc de rythme, un choc de méthode : l’écart Terminale/PASS

Ce que beaucoup de lycéens ignorent, c’est le fossé méthodologique entre la Terminale et la première année de médecine. Ce n’est pas qu’une question de niveau, mais surtout de volume, de vitesse et de mémorisation. Les matières elles-mêmes changent :

  • En Terminale : Mathématiques, Physique-Chimie, SVT.
  • En PASS/LAS : Anatomie, Biochimie, Biostatistiques, Histologie, Biophysique, Droit de la santé, Santé publique…

Beaucoup d’élèves très bons en Terminale échouent en PASS, tout simplement parce qu’ils n’avaient pas anticipé le choc méthodologique.

Anticiper pour ne pas subir : une stratégie gagnante

Comprendre le décalage entre Terminale et PASS/LAS

Les étudiants qui réussissent leur première année de médecine sont, pour la plupart, ceux qui ont su prendre de l’avance. Cette anticipation peut prendre plusieurs formes : se familiariser avec les matières biomédicales dès la Terminale, apprendre à mémoriser vite, ou encore travailler régulièrement sur des QCM d’entraînement. Ce travail précoce permet de ne pas subir le choc de la rentrée universitaire, souvent brutal. En effet, le rythme de la PASS ou de la LAS ne laisse aucune place à l’improvisation.

Apprendre à travailler comme un étudiant en médecine

En Terminale, on apprend encore “en surface”, avec un rythme scolaire. En PASS, il faut penser efficacité, rapidité, automatisation. La méthode de travail devient l’arme décisive. Ceux qui réussissent ont déjà, avant même la rentrée, commencé à organiser leurs fiches, à travailler en rétroplanning, à se tester en conditions concours. C’est cette mentalité, forgée tôt, qui fait toute la différence.

Terminale Santé : un accompagnement sur-mesure pour viser médecine

Face à ces exigences, Diploma Santé a conçu une préparation spécifique pour les élèves de Terminale : la prépa Terminale Santé. Ce programme, pensé comme une formation en parallèle du lycée, permet d’atteindre trois objectifs fondamentaux :

1. Consolider son niveau scientifique

Les élèves suivent des cours de renforcement en Mathématiques, Physique-Chimie et SVT, avec des professeurs agrégés ou universitaires. Ces cours permettent :

  • De maîtriser le programme du lycée (pour obtenir d’excellentes notes),
  • D’aller plus loin dans les raisonnements scientifiques (pour se préparer aux exigences universitaires).

2. Anticiper les matières de PASS/LAS

Le programme intègre des cours d’anticipation dans les disciplines les plus redoutées de la première année : anatomie, biologie cellulaire, biochimie, histologie, biostatistiques… C’est un vrai temps d’avance pour ceux qui viseront une admission directe dans les filières MMOPK.

3. Acquérir une méthode de travail efficace

Encadrés par notre partenaire Hermione Médecine, nos élèves participent à des ateliers de méthodologie : gestion du temps, mémorisation, planification, confiance en soi…

Car réussir médecine, c’est aussi apprendre à tenir sur la durée, à organiser ses journées, et à savoir quand lever le pied.

Un accompagnement complet, de septembre à juin

  • 178 heures d’enseignement (cours en présentiel + vidéos),
  • 16 heures d’examens blancs et interrogations,
  • 12 heures de méthodologie encadrées par des étudiants certifiés PASS/LAS,
  • Un accès à nos campus 7J/7 de 7h à minuit, avec tuteurs présents,
  • Une plateforme numérique (replays, QCM, fiches de cours, planning),
  • Un suivi individuel pour Parcoursup (lettres de motivation, stratégies de vœux, choix des mineures…),
  • Une préparation au Grand Oral du Bac,
  • Un stage intensif pré-bac pour réviser les spécialités scientifiques.

FAQ – Réussir médecine : ce qu’il faut savoir dès la Terminale

Il n'existe pas de seuil officiel, mais dans les faits, les étudiants admis dans les universités les plus sélectives affichent souvent plus de 16 de moyenne générale, avec des notes entre 16 et 18 en spécialités scientifiques. La régularité et les appréciations des enseignants comptent tout autant que les moyennes.
Non. Un bon dossier permet d'entrer en PASS ou LAS, mais réussir médecine repose sur l'endurance, la méthode de travail, la capacité de mémorisation et surtout l'anticipation. Beaucoup d'élèves brillants au lycée échouent en première année faute d'avoir anticipé le changement de rythme et de méthode.
C'est possible, mais très rare. La majorité des étudiants qui réussissent leur première année de médecine ont commencé à se préparer dès la Terminale, voire avant : anticipation des matières biomédicales, gestion du temps, méthode de mémorisation. Ces mois d'avance font souvent toute la différence.
Les trois spécialités clés sont les Mathématiques, la Physique-Chimie et la SVT. Mais attention : en PASS, d'autres matières apparaissent (biologie cellulaire, anatomie, biochimie, biostatistiques…). Il est donc essentiel de maîtriser les fondamentaux de Terminale ET d'anticiper les contenus universitaires.
La Terminale Santé est un accompagnement complet de septembre à juin pour consolider le niveau scientifique au lycée, anticiper les matières les plus difficiles de la première année, acquérir une méthode de travail efficace et optimiser le dossier Parcoursup. Les cours sont dispensés par des professeurs agrégés ou universitaires, avec accès aux campus 7J/7 et supports numériques exclusifs.
Le programme est conçu pour s'intégrer au rythme du lycée, sans le concurrencer. Les cours sont majoritairement placés pendant les vacances scolaires et certains week-ends, afin de préserver l'équilibre scolaire et personnel de l'élève.

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