02/27/2026

Quelles sont matières les plus difficiles en PASS ?

matières difficiles en PASS
Intégrer la deuxième année de médecine, de pharmacie, de maïeutique, d'odontologie ou de kinésithérapie : c'est l'ambition de chaque étudiant qui s'engage dans la voie du PASS. Mais entre l'enthousiasme de la rentrée et les résultats du premier concours, la réalité s'impose vite : le PASS est l'une des sélections universitaires les plus exigeantes de France.

La clé ? Ne pas tout traiter à égalité. Certaines matières difficiles en PASS pèsent bien plus que d’autres dans le classement final et certaines exigent une approche radicalement différente. En prépa médecine PASS, savoir où concentrer ses efforts change tout. Chez Diploma Santé, nous accompagnons chaque année des centaines d’étudiants d’Île-de-France vers l’admission en filière de santé, avec des taux atteignant 91 % en pharmacie, 90 % en kinésithérapie et 78 % en médecine (cohorte 2024-2025). Cette performance repose sur une connaissance fine des programmes, des barèmes et des attentes de chaque faculté francilienne. Voici ce que nous avons appris.

Matières difficiles en PASS : comprendre la structure avant de travailler

Le PASS (Parcours d’Accès Spécifique Santé) se compose d’une majeure santé, tronc commun scientifique et médical, et d’une mineure disciplinaire choisie sur Parcoursup. Dans la quasi-totalité des facultés franciliennes, la majeure représente 80 % du poids dans le classement final, la mineure 20 %. La note finale combine 65 % d’écrits et 35 % d’oraux dans la plupart des universités. C’est une donnée souvent sous-estimée : un étudiant qui excelle à l’écrit mais qui ne prépare pas ses oraux laisse 35 % de sa note sur la table.

Le programme se déploie sur deux semestres. Le semestre 1 couvre les fondamentaux biologiques et chimiques : biologie cellulaire, biochimie, chimie, anatomie, histologie, embryologie. Le semestre 2 approfondit la physiologie, la biophysique, les biostatistiques, la pharmacologie et les sciences humaines et sociales (SHS).

Attention : le PASS ne se travaille pas de façon identique selon la faculté visée. Les coefficients, les barèmes QCM et les formats d’examen varient considérablement d’une université à l’autre, ce qui rend indispensable une préparation ciblée faculté par faculté.

Les matières clés du PASS : analyse et conseils par discipline

Biologie cellulaire et histologie : le socle de tout

La biologie cellulaire est la matière la plus transversale du PASS. Elle constitue le fondement sur lequel reposent l’histologie, l’embryologie et une grande partie de la pharmacologie. À Sorbonne Paris Nord, elle représente 115 points sur 600 au semestre 1. À Paris-Saclay, la biologie (UE2) atteint un coefficient de 19 pour la filière médecine.

En termes de difficulté, les avis d’enseignants convergent : la biologie cellulaire est globalement accessible (autour de 5 à 6/10 selon les facultés), mais son volume est immense. C’est une matière qui récompense la régularité plutôt que le bachotage de dernière minute.

  • Construire une carte mentale des organismes et de leurs fonctions dès les premières semaines.
  • Travailler l’histologie par l’image : les coupes microscopiques sont systématiquement présentées aux examens.
  • Lier chaque mécanisme cellulaire a une application clinique pour mieux mémoriser et mieux performer aux oraux.
  • Réviser via des QCM chronométrés : la précision prime sur la vitesse avec les barèmes pénalisants.

Biochimie : stratégique et redoutée

La biochimie est souvent citée comme l’une des matières les plus difficiles du PASS, particulièrement à Paris Cité où elle est notée 9/10 en difficulté, et à Sorbonne Paris Nord ou elle atteint 8/10. À Sorbonne Université, elle est regroupée avec la chimie pour un bloc de 8 ECTS au semestre 1.

Sa difficulté vient de sa double nature : à la fois très conceptuelle (voies métaboliques, régulations enzymatiques) et très factuelle (structures des acides aminés, nomenclatures). C’est une matière qui récompense ceux qui commencent tôt.

  • Maîtriser les grandes voies métaboliques (glycolyse, cycle de Krebs, bêta-oxydation) avant tout le reste.
  • Construire des schémas récapitulatifs des acides aminés, des nucléotides et des lipides.
  • S’entraîner à expliquer les régulations enzymatiques à voix haute : compétence valorisée aux oraux.
  • Anticiper dès la pré-rentrée : les étudiants Diploma Santé couvrent 50 % du programme avant septembre.

Chimie : la discipline qui discrimine le plus

La chimie est systématiquement citée parmi les matières les plus difficiles dans toutes les facultés franciliennes. A Paris Cité et Paris-Saclay, elle est notée 10/10. À Sorbonne Paris Nord, elle atteint 9/10 et représente 110 points sur 600 au semestre 1.

Elle touche à la fois la chimie organique (mécanismes réactionnels, stéréochimie) et la chimie générale (thermodynamique, cinétique). Les étudiants issus d’un bac sans spécialité physique-chimie en terminale sont particulièrement exposés.

  • Comprendre les mécanismes réactionnels plutôt que les mémoriser : un mécanisme compris se retrouve même en situation inédite.
  • Travailler la chimie dès la pré-rentrée pour ne pas être dépassé dès la première semaine de cours.
  • Faire des exercices de calcul quotidiennement pour ancrer les automatismes.
  • Connaître le barème spécifique de sa faculté : à Paris-Saclay, la chimie intègre une question rédactionnelle en plus des QCM.

Anatomie : variable selon la filière visée

L’anatomie présente le profil de difficulté le plus variable selon les facultés et les filières. Évaluée à 4/10 à Paris Cité, elle peut atteindre 8/10 à Sorbonne Université. À Paris-Saclay, elle atteint un coefficient de 20 pour la kinésithérapie (UE 6), le coefficient le plus élevé de toutes les matières pour cette filière. Son apprentissage demande une visualisation spatiale rigoureuse et une mémoire précise des nomenclatures anatomiques. Elle est aussi directement mobilisée aux oraux dans les mises en situation clinique.

  • Travailler systématiquement avec des atlas et des schémas en 3D.
  • Légender des planches muettes chaque semaine pour ancrer les structures durablement.
  • Croiser anatomie et physiologie : comprendre la structure aide à retenir la fonction.
  • Cibler l’effort selon la filière : si vous visez la kiné à Paris-Saclay, l’anatomie doit être votre priorité absolue.

Physiologie : la matière pivot du semestre 2

La physiologie est enseignée au semestre 2 et constitue souvent la matière déterminante du classement final. Elle est directement liée à la pratique clinique et les questions sont souvent formulées à partir de situations physiologiques concrètes. Sa difficulté varie autour de 7 à 8/10 selon les facultés. À Sorbonne Université, une règle spécifique s’applique en UE3 : la règle du tout ou rien, soit toute erreur vaut zéro quel que soit le nombre de bonnes réponses par ailleurs.

  • Comprendre les mécanismes avant de mémoriser : un étudiant qui comprend oublie moins vite et répond mieux aux cas cliniques.
  • Travailler en parallèle avec la biophysique, souvent enseignée conjointement.
  • Connaître précisément les règles de barème de sa faculté : elles varient significativement.
  • S’entraîner sur des cas cliniques simplifiés pour préparer la transposition aux oraux.

Biophysique : une matière technique à ne pas sous-estimer

La biophysique est notée 9/10 en difficulté a Paris-Saclay et 8/10 à Sorbonne Paris Nord, ce qui en fait l’une des matières les plus exigeantes sur le plan technique. Elle combine physique appliquée au vivant, calculs numériques et interprétation de résultats expérimentaux.

À Paris-Saclay, les QCM de biophysique intègrent une notation stricte : la première erreur de calcul vaut zéro. À Sorbonne Paris Nord, elle représente 120 points sur 600 au semestre 2.

  • Pratiquer des applications numériques quotidiennement pour automatiser les calculs.
  • Bien connaître les unités et les ordres de grandeur : les erreurs de conversion sont fréquentes.
  • Utiliser les annales Diploma Santé par faculté pour s’entraîner dans les conditions exactes de l’examen.

Biostatistiques : la matière surprise

Souvent négligées, les biostatistiques peuvent faire une vraie différence dans le classement. À l’UPEC (Créteil), elles sont notées 9/10 en difficulté, le score le plus élevé de cette faculté, devant la biochimie. À Sorbonne Paris Nord, elles représentent 80 points sur 600 au semestre 2.
Les aborder avec méthode et non par mémorisation : les questions testent la compréhension des tests statistiques plus que les formules brutes.

  • Pratiquer sur des jeux de données réels ou des extraits d’articles médicaux.
  • Ne pas les traiter en dernière priorité : leur coefficient les rend décisives dans plusieurs facultés.

Sciences Humaines et Sociales (SHS) : la matière stratégique la plus négligée

Les SHS sont trop souvent reléguées au dernier plan des révisions. C’est une erreur grave. À Sorbonne Paris Nord, elles représentent 140 points sur 600 au semestre 1, le coefficient le plus élevé de toute la liste. À Sorbonne Université, elles valent 7 ECTS au semestre 2. Et dans certaines facultés, elles sont évaluées en QROC (réponses courtes rédigées) et pas uniquement en QCM. Aux oraux, les SHS sont omniprésentes : mises en situation, analyses de données, réflexion devant un problème complexe, toutes ces épreuves mobilisent des compétences développées en SHS.

  • Lire activement les fiches de cours : les SHS ne se réalisent pas comme la biochimie.
  • S’entraîner aux QROC en produisant des réponses courtes, structurées et précises.
  • Faire les liens avec l’actualité sanitaire : les sujets d’oraux puisent souvent dans des problématiques contemporaines.
  • Ne jamais la sauter en concours blanc : elle pese autant que la biologie cellulaire dans plusieurs facultés.

Ce que les barèmes révèlent sur la stratégie à adopter

L’une des erreurs les plus fréquentes en prépa médecine PASS est de travailler de façon générique, sans tenir compte des spécificités de la faculté. Or les barèmes, les coefficients et les formats d’examen varient considérablement.

Faculté Matière la plus difficile Barème QCM  Poids oraux
Paris Cité Chimie (10/10) 0,1 pt 35 %
Sorbonne Univ. Biophysique (9/10) 0 pt 35 %
Paris-Saclay Chimie (10/10) 0 pt 25 %
UPEC (Créteil) Biostatistiques (9/10) 0,5 pt 35 %
Sorbonne Paris Nord Chimie (9/10) 0,2 pt 25 %

 

Ces différences ne sont pas anodines. Un étudiant en PASS à Paris-Saclay qui vise la kinésithérapie doit prioriser l’anatomie (coefficient 20) bien plus que la pharmacologie. Un étudiant a Paris Cité qui vise la médecine doit maîtriser la chimie et la biochimie a un niveau de precision exceptionnel : avec 2 fautes, il ne marque que 0,1 point sur une question.

C’est pourquoi Diploma Santé adapté chacune de ses préparations faculté par faculté : programmes, barèmes, annales chapitrées et concours blancs inclus.

La méthode Diploma Santé : comment transformer le travail en résultats

Anticiper grâce à la pré-rentrée intensive

Avant chaque semestre, Diploma Santé organise une pré-rentrée intensive permettant d’assimiler environ 50 % du programme avant même que les cours à la faculté ne débutent. À la mi-octobre, nos étudiants ont terminé l’intégralité du programme du semestre 1, alors que la majorité de leurs camarades en est encore à la découverte des premiers chapitres. Cette avance structurelle est décisive : elle permet de réviser et de s’entraîner pendant que les autres découvrent encore.

S’entraîner en conditions réelles

Les concours blancs réguliers de Diploma Santé sont calqués sur le format exact de chaque faculté partenaire : barème spécifique, format QCM ou QROC, durée réelle, documents éventuels. Chaque concours blanc se conclut par une correction détaillée. Les annales sont chapitrées et corrigées par matière et par université, accessibles 24h/24 sur la plateforme numérique.

Un coaching individualisé toute l’année

Chaque étudiant bénéficie d’un coaching hebdomadaire assuré par un coach certifié Hermione Médecine. Ce suivi permet de structurer les révisions, d’ajuster la méthode selon les résultats et de maintenir une dynamique constante. Les locaux sont accessibles 7j/7 de 7h à minuit et un encadrement quotidien est assuré par des permanents.

Préparer les oraux avant l’admissibilité

Dans toutes les facultés, les oraux représentent 25 a 35 % de la note finale. Chez Diploma Santé, leur préparation est pleinement intégrée au dispositif : conférences de méthodologie, simulations en conditions réelles (mise en situation, analyse de données scientifiques, étude de texte selon la faculté) et retours individualisés. Chaque admissible bénéficie d’un accompagnement sur-mesure adapté au format oral de son université.

Les résultats Diploma Santé 2024-2025

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Voici les taux d’admission en 2e année de santé pour la cohorte 2024-2025 (étudiants ayant suivi la préparation lycée + PASS/LAS Diploma Santé) :

 

Filière Diploma Santé Moyenne nationale
Médecine 78 % 29,6 %
Maïeutique 87 % 2,2 %
Odontologie 72 % 3,7 %
Pharmacie 91 % 7,6 %
Kinésithérapie 90 % 4,7 %

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