C’est précisément la question que se posent chaque été des milliers d’étudiants en Île-de-France. Et c’est une bonne question, parce que toutes les préparations ne se valent pas, même quand leurs sites internet donnent l’impression du contraire. Derrière les brochures bien conçues et les taux de réussite affichés en grand, il y a des différences profondes de méthode, d’encadrement et de contenus — des différences qui peuvent peser lourd sur tes résultats.
Ce que recouvre vraiment le terme “prépa médecine à Paris”
Avant de comparer les offres, il faut savoir ce qu’on compare. Le marché des prépas médecine à Paris est vaste, hétérogène, et pas toujours transparent. Il regroupe des structures très différentes, qui n’ont pas les mêmes objectifs ni les mêmes moyens.
Les prépas qui accompagnent PASS, LAS et LSPS
C’est la catégorie la plus solide. Ces établissements suivent des étudiants pendant toute leur première année d’études de santé, avec un programme calqué sur celui de leur université. Ils proposent en général des cours en présentiel, un suivi individualisé, des examens blancs et des outils digitaux. Ce sont ces structures qu’il faut comparer en priorité si tu vises les filières MMOPK — médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie, kinésithérapie.
Les plateformes de ressources et applications
Un autre type d’offre existe : des sites ou applications qui se positionnent sur les mots-clés liés aux études de santé, proposent des QCM gratuits, des fiches de cours, parfois des articles très bien référencés sur Google, mais qui ne sont pas des prépas à proprement parler. Certains renvoient vers des prépas partenaires. Ce sont des outils utiles en complément, mais ils ne remplacent pas un accompagnement structuré sur l’année. Ne te laisse pas piéger par leur visibilité en ligne.
Les cours particuliers et le tutorat informel
Il existe aussi des formules basées sur du tutorat assuré par des étudiants de 2e ou 3e année. Le coût est plus faible, mais le cadre est généralement moins rigoureux, les contenus moins adaptés à ta faculté spécifique, et le suivi moins fiable. Pour certains profils autonomes, cela peut suffire. Pour d’autres, ce n’est pas ce dont ils ont besoin face à la sélectivité de l’entrée en médecine.
Les 6 critères pour comparer sérieusement les prépas médecine à Paris
Une fois que tu sais à quel type d’offre tu as affaire, voici les critères qui font vraiment la différence. Ces questions, il faut les poser à chaque prépa avant de t’engager.
1. La prépa connaît-elle vraiment ta faculté ?
C’est le critère numéro un, et il est souvent sous-estimé. Chaque université parisienne a ses propres matières, ses propres coefficients, son propre format d’épreuves, ses propres seuils de classement et ses propres exigences aux oraux. Ce qui compte à Sorbonne Université ne compte pas de la même façon à l’UPEC ou à Paris-Saclay. Une prépa qui ne prépare pas selon les spécificités de ta faculté, c’est une prépa qui te donne des cours génériques. Et des cours génériques dans une filière aussi sélective, c’est une prise de risque considérable. Demande systématiquement si les enseignants connaissent le programme de ton université, si les fiches de cours sont actualisées chaque année en fonction des évolutions de la faculté, et si les examens blancs reproduisent fidèlement le format de tes épreuves réelles.
2. Qui sont les enseignants ?
Derrière les mots “équipe pédagogique expérimentée”, il faut regarder de près. Les enseignants sont-ils des agrégés, des universitaires, des médecins en exercice ? Ou s’agit-il d’étudiants avancés, payés à l’heure, dont la disponibilité et les compétences peuvent varier d’un mois sur l’autre ? La qualité de l’enseignement en première année de santé repose en grande partie sur la maîtrise des matières scientifiques et médicales à un très haut niveau. Un cours de biochimie ou de biophysique expliqué par quelqu’un qui a lui-même préparé le concours il y a cinq ans n’a pas la même profondeur qu’un cours dispensé par un enseignant agrégé ou universitaire spécialiste de la discipline. Ce n’est pas un détail, c’est un facteur de réussite.
3. Quel est le volume réel d’encadrement ?
Beaucoup de prépas affichent un nombre d’heures de cours, mais attention à ce que ces chiffres recouvrent. Est-ce que ces heures incluent les examens blancs, les séances de questions-réponses, les stages de pré-rentrée ? Ou ne s’agit-il que des cours magistraux en groupe ? Un autre indicateur important : combien d’étudiants y a-t-il par groupe ? Le rapport entre le nombre d’élèves et le nombre d’enseignants disponibles conditionne directement la qualité du suivi. Une classe de 15 étudiants n’offre pas les mêmes possibilités d’interaction et d’individualisation qu’un amphi de 80 personnes.
4. Y a-t-il un accompagnement individuel réel ?
La première année de santé est autant une épreuve psychologique que scientifique. Le stress, les doutes, les coups de mou en janvier, la gestion du rythme entre l’université et la prépa — tout cela nécessite un accompagnement humain, pas seulement académique. Pose la question directement : y a-t-il un suivi personnalisé ? Est-ce qu’un référent connaît ta progression, ton niveau dans chaque matière, et peut ajuster ton plan de travail ? Est-ce que cet accompagnement est assuré par un enseignant ou par un professionnel du coaching méthodologique ? La réponse à ces questions dit beaucoup sur la culture pédagogique de la structure.
5. La préparation va-t-elle jusqu’aux oraux ?
Depuis la réforme de l’accès aux études de santé, les épreuves orales d’admission jouent un rôle croissant dans le classement final. Dans la plupart des facultés franciliennes, entre 25 et 35 % de la note finale dépend des oraux. Pourtant, beaucoup de prépas concentrent l’essentiel de leur accompagnement sur les écrits et traitent les oraux comme un module optionnel ou en bout de course. Une bonne prépa médecine à Paris doit intégrer la préparation aux oraux dans son dispositif dès le début de l’année — pas en urgence à la fin. Cela suppose des simulations en conditions réelles, des retours individualisés, et un travail sur la méthode de raisonnement et la clarté de l’argumentation, qui ne s’improvise pas.
6. Que disent vraiment les résultats ?
Les taux de réussite sont partout. Mais ils n’ont de valeur que si tu sais comment ils sont calculés. Est-ce qu’on parle du taux d’admission en 2e année parmi les étudiants ayant suivi la totalité de la préparation ? Ou bien parmi les étudiants ayant réussi les écrits, ou encore uniquement ceux ayant passé les oraux ? Un taux de réussite global, calculé sur l’ensemble de la cohorte annuelle, est plus fiable qu’un taux présenté sans méthodologie. Demande à la prépa comment ses chiffres sont construits, sur quel périmètre, et sur combien d’années. Une structure qui n’est pas en mesure de te répondre clairement sur ce point mérite que tu t’interroges.
Prépa annuelle, stage de pré-rentrée, P0 : quelle formule pour ton profil ?
Le marché parisien propose plusieurs formats de préparation aux études de santé. Chacun répond à un profil et à un moment du parcours.
La préparation annuelle : le format le plus complet
C’est la formule la plus intense et la plus complète. Elle démarre généralement par un stage de pré-rentrée en août, avant la rentrée universitaire, et se poursuit tout au long de l’année jusqu’aux résultats finaux. Elle inclut des cours synchronisés avec le programme de la faculté, des examens blancs réguliers, et idéalement un suivi individuel. C’est le format à privilégier si tu es en PASS ou en LSPS, et que tu veux te donner les meilleures chances dès la première tentative. En LAS, une préparation annuelle ciblée sur la mineure santé permet de sécuriser cette partie de l’évaluation sans empiéter sur la réussite de ta licence principale.
Le(s) stage(s) de pré-rentrée(s) seul(s) : un bon levier d’anticipation
Pour les étudiants qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas s’inscrire à une préparation annuelle complète, le stage de pré-rentrée est une option qui offre une vraie valeur ajoutée. En deux à trois semaines intensives, il permet d’aborder entre 40 et 50 % du programme du premier semestre avant la rentrée, de prendre le rythme de travail attendu, et d’arriver à la fac avec une avance réelle sur les autres étudiants.
C’est aussi une bonne façon de tester une prépa avant de s’y engager sur l’année.
L’année préparatoire (P0 ou PASS 0) : une option stratégique
Certaines prépas proposent une année complète entre le baccalauréat et la première année universitaire. Ce format s’adresse aux étudiants qui ne se sentent pas encore prêts à affronter le rythme du PASS ou de la LSPS, ou qui souhaitent consolider leurs bases scientifiques avant de se lancer.
C’est une décision qui mérite réflexion, car elle représente un investissement en temps et en argent significatif. Elle peut se révéler très utile pour certains profils, mais elle ne doit pas être choisie par défaut. Si tu hésites, un entretien d’orientation avec la prépa peut t’aider à clarifier si cette option correspond vraiment à ta situation.
PASS, LAS, LSPS : choisir une prépa adaptée à ta voie d’accès
La réforme de 2020 a profondément transformé l’accès aux études de santé. Aujourd’hui, trois voies coexistent, et chacune nécessite une préparation différente. Toutes les prépas ne couvrent pas les trois.
En PASS, une maîtrise de la majeure santé et de la filière visée
Le PASS est la voie directe vers les études de santé. L’étudiant suit une majeure santé (le tronc commun scientifique et médical) complétée par une mineure disciplinaire. La sélectivité est très forte : il ne suffit pas d’être bon, il faut être parmi les meilleurs. La préparation doit donc être extrêmement précise sur les matières de la majeure, les coefficients propres à chaque filière MMOPK, et le format des épreuves de l’université concernée.
En LAS, un équilibre délicat entre licence et mineure santé
La LAS suppose de réussir une licence disciplinaire tout en préparant en parallèle une mineure santé. L’enjeu n’est pas seulement académique : c’est une question d’organisation et de priorisation. La mineure santé, souvent proposée entièrement en distanciel par les universités, nécessite une rigueur méthodologique que beaucoup d’étudiants sous-estiment. Une bonne prépa LAS t’aide à préparer cette mineure efficacement sans sacrifier ta licence principale.
En LSPS, une voie exigeante qui mérite une préparation sur-mesure
La Licence Sciences pour la Santé (proposée notamment à l’UPEC et à Sorbonne Paris Nord) est une voie entièrement orientée vers les sciences médicales, sans mineure disciplinaire externe. Elle est perçue comme une alternative directe au PASS pour les profils à forte dominante scientifique. Mais sa sélectivité est réelle, et ses épreuves ont leurs propres particularités. Une prépa qui ne distingue pas LSPS et PASS dans son accompagnement te prépare de façon incomplète.
Ce que tu dois exiger d’une prépa médecine à Paris : le récap’
Voici les questions à poser lors d’un entretien ou d’une journée portes ouvertes, avant de prendre ta décision.
- Sur les contenus : est-ce que les cours sont adaptés à ma faculté et à ma filière visée ? Est-ce que les fiches et les examens blancs reproduisent exactement le format des épreuves universitaires ? Est-ce que les coefficients de mes matières sont bien pris en compte ?
- Sur les enseignants : qui sont-ils ? Quel est leur niveau de qualification ? Sont-ils spécialistes des matières qu’ils enseignent, et connaissent-ils les attentes de ma faculté en particulier ?
- Sur le suivi : y a-t-il un accompagnement individuel formalisé ? Avec qui ? Selon quelle fréquence ? Est-ce que quelqu’un suit réellement ma progression tout au long de l’année ?
- Sur les oraux : comment sont-ils préparés ? Dès quand ? Avec quelle méthodologie ? Y a-t-il des simulations en conditions réelles ?
- Sur les résultats : sur combien d’étudiants sont calculés les taux affichés ? Couvrent-ils toutes les filières MMOPK, ou seulement médecine ?
Poser ces questions ne te rend pas difficile. Cela te rend lucide. Et face à une prépa qui ne peut pas y répondre clairement, tu as ta réponse.
Comment Diploma Santé aborde ces exigences
Diploma Santé est une prépa médecine basée à Paris, qui prépare les étudiants à toutes les voies d’accès aux études de santé : PASS, LAS et LSPS, pour les six universités franciliennes — Paris Cité, Sorbonne Université, Paris-Saclay, l’UPEC, l’UVSQ et Sorbonne Paris Nord.
Sa méthode repose sur quatre piliers.
- D’abord, un enseignement exclusivement assuré par des professeurs agrégés et/ou universitaires, spécialistes de chaque discipline.
- Ensuite, des contenus pensés faculté par faculté : fiches de cours, examens blancs et annales sont construits en fonction des spécificités de chaque université, pas à partir d’un programme générique.
- Le troisième pilier est le coaching individualisé, assuré par un coach certifié Hermione Médecine, qui suit chaque étudiant tout au long de l’année pour structurer les révisions, ajuster la méthode et maintenir la dynamique dans les moments difficiles.
- Enfin, la préparation aux oraux est pleinement intégrée au dispositif, avec des simulations en conditions réelles et des retours individualisés jusqu’aux résultats.
Les étudiants disposent également d’un accès aux locaux sept jours sur sept de 7h à minuit, d’une plateforme numérique complète et d’un accompagnement maintenu jusqu’aux résultats finaux. Les résultats de la cohorte 2024-2025 illustrent cette approche : 91 % d’admissibilité en pharmacie, 90 % en kinésithérapie, 87 % en maïeutique, 78 % en médecine et 72 % en odontologie, sur l’ensemble des étudiants ayant suivi la préparation.
FAQ – Choisir sa prépa médecine à Paris
Quelle est la différence entre une prépa médecine et un simple cours particulier en vue du PASS ?
Un cours particulier ponctuel peut t’aider à débloquer une notion, mais il ne suffit pas pour réussir en PASS. Ce qu’offre une prépa, c’est un cadre structuré sur l’ensemble de l’année : des cours synchronisés avec le programme de ta faculté, des examens blancs réguliers, un suivi de ta progression, et une préparation aux oraux. La réussite en PASS demande une organisation rigoureuse sur neuf mois, pas seulement de la matière en plus.
Est-il nécessaire de s'inscrire dans une prépa médecine dès la terminale ?
Ce n’est pas obligatoire, mais certaines prépas proposent des formations dès la terminale pour anticiper le programme du PASS ou de la LAS. Cela permet de familiariser l’étudiant avec les matières scientifiques, le rythme de travail attendu, et le format des épreuves. Pour des profils très motivés et déjà solides, cette anticipation peut faire une vraie différence à l’entrée en première année.
Les prépas médecine à Paris sont-elles toutes adaptées à toutes les facultés ?
Non, et c’est un point capital. Chaque université francilienne a ses propres matières, ses propres coefficients et son propre format d’examens. Une prépa qui ne prépare pas spécifiquement à ta faculté te donnera des cours génériques qui peuvent s’avérer insuffisants, voire contre-productifs si les contenus ne correspondent pas exactement aux attendus de ton université.
Faut-il choisir une prépa différente selon qu'on est en PASS ou en LAS ?
Les besoins sont différents selon ta voie d’accès. En PASS, l’enjeu est de maîtriser la totalité de la majeure santé selon les coefficients de ta filière. En LAS, il s’agit de préparer efficacement la mineure santé sans compromettre ta réussite en licence. Certaines prépas proposent des formules adaptées à chaque parcours — c’est un critère à vérifier avant de t’inscrire.
Comment vérifier qu'un taux de réussite affiché par une prépa est fiable ?
Demande comment il est calculé : sur quel périmètre d’étudiants, pour quelles filières, sur combien d’années. Un taux calculé uniquement sur les étudiants ayant réussi les écrits ou sur une sélection de profils n’est pas comparable à un taux global sur l’ensemble de la cohorte. Une prépa transparente sur sa méthode de calcul inspire davantage confiance.
Vaut-il mieux choisir une grande prépa connue ou une structure plus petite ?
La taille n’est pas le bon critère. Ce qui compte, c’est la qualité de l’accompagnement individuel, l’adaptation aux spécificités de ta faculté, et la qualification des enseignants. Une grande structure peut offrir davantage de ressources, mais si tu te retrouves noyé dans un groupe de cent étudiants sans suivi personnalisé, cela ne joue pas en ta faveur. Certaines structures plus à taille humaine obtiennent d’excellents résultats précisément parce qu’elles peuvent suivre chaque étudiant de près.
