02/05/2026

Salaires des médecins spécialistes en France : combien gagnent-ils vraiment ?

salaires des médecins
Le salaire d’un médecin spécialiste est l’une des questions les plus recherchées par les lycéens, les étudiants en santé… et leurs familles. Mais contrairement aux idées reçues, il n’existe pas un salaire unique pour les médecins spécialistes.

Quel sont les salaires des médecins spécialistes salariés (hôpital public et privé)

Lorsqu’un médecin spécialiste exerce comme salarié, notamment à l’hôpital public, sa rémunération repose sur une grille nationale encadrée par l’État. Elle offre une grande stabilité, mais limite les écarts de revenus.

En début de carrière, un médecin spécialiste tout juste titularisé à l’hôpital perçoit généralement :

  • un salaire brut mensuel compris entre 4 500 € et 5 000 €,
  • auquel peuvent s’ajouter des compléments liés aux gardes, astreintes ou responsabilités spécifiques.

Ce niveau de rémunération correspond aux premières années d’exercice après l’internat et la thèse.

Avec de l’ancienneté, l’évolution de carrière et la prise de responsabilités, le salaire progresse :

  • entre 6 000 € et 8 000 € net par mois,
  • voire davantage pour certains postes hospitalo-universitaires ou fonctions de chef de service.

Ces montants restent relativement homogènes d’une spécialité à l’autre dans le secteur public, car ils dépendent avant tout de la grille indiciaire, et non du volume d’actes réalisés.

Les revenus des médecins spécialistes en libéral

En exercice libéral, on ne parle plus de salaire mais de revenu net d’activité. Il s’agit du revenu restant après déduction des charges professionnelles (loyer du cabinet, matériel, cotisations sociales, retraite, assurances…).

Des revenus très variables

Les chiffres officiels montrent une forte dispersion :

  • la majorité des spécialistes libéraux déclarent un revenu net annuel compris entre 80 000 et 200 000 €,
  • certaines spécialités techniques dépassent largement ces moyennes.

En moyenne, les revenus des spécialistes libéraux sont :

  • plus élevés que ceux des médecins généralistes,
  • mais aussi beaucoup plus dépendants de l’activité réelle, du rythme de travail et de l’organisation du cabinet.

Le libéral offre donc un potentiel financier plus important, mais avec davantage de risques, de charges et de responsabilités.

Des salaires variables selon les spécialités

Toutes les spécialités ne sont pas rémunérées de la même manière. Les écarts s’expliquent notamment par :

  • le caractère technique ou interventionnel des actes,
  • la possibilité de pratiquer des dépassements d’honoraires,
  • la fréquence des actes réalisés.

Spécialités parmi les mieux rémunérées

On retrouve souvent en tête :

  • Radiologie / imagerie médicale : revenus pouvant atteindre 220 000 à 300 000 € par an en libéral
  • Chirurgie (orthopédie, plastique, digestive, etc.) : entre 150 000 € et 350 000 € par an selon l’activité
  • Anesthésie-réanimation : autour de 160 000 à 220 000 € par an, notamment avec les gardes
  • Ophtalmologie : souvent entre 140 000 € et 180 000 € par an

Ces spécialités reposent sur un volume élevé d’actes techniques et une forte demande de soins.

Spécialités à revenus plus modérés

D’autres spécialités affichent des revenus moyens plus bas :

  • Psychiatrie
  • Pédiatrie
  • Rhumatologie
  • Dermatologie (hors actes esthétiques)

Les revenus annuels s’y situent plus fréquemment autour de 80 000 à 110 000 €, selon le mode d’exercice.

Ces écarts ne reflètent ni la difficulté des études, ni l’utilité médicale de la spécialité, mais bien les logiques économiques du système de soins.

Ce qui influence réellement la rémunération

Le salaire d’un médecin spécialiste ne dépend jamais d’un seul facteur.

Le mode d’exercice

  • Hôpital public : sécurité, stabilité, progression encadrée
  • Libéral / clinique : revenus potentiellement élevés, mais charges importantes

L’ancienneté

  • Un spécialiste confirmé gagne généralement beaucoup plus qu’un jeune installé, surtout en libéral.

La localisation géographique

Certaines zones sous-dotées offrent :

  • une patientèle plus abondante,
  • parfois des aides à l’installation,
  • mais aussi des contraintes de charge de travail.

Le secteur conventionnel

  • Les médecins exerçant en secteur 2 peuvent pratiquer des dépassements d’honoraires, ce qui augmente significativement leurs revenus.

Comparaison internationale (repères OCDE)

Les données internationales montrent que :

  • les médecins spécialistes gagnent nettement plus que la moyenne des actifs,
  • la France se situe dans une position intermédiaire par rapport à d’autres pays de l’OCDE,
  • les écarts entre généralistes et spécialistes sont parfois plus marqués à l’étranger.

Cela confirme que la rémunération reste attractive, mais qu’elle s’accompagne d’un engagement long et exigeant.

FAQ – Les salaires des médecins selon les spécialités

Quelle est la spécialité médicale la mieux payée en France ?

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K

Il n’existe pas de classement officiel unique, mais certaines spécialités reviennent très régulièrement parmi les mieux rémunérées, notamment en exercice libéral. On retrouve en tête :

  • la radiologie,
  • certaines chirurgies (orthopédie, plastique, digestive),
  • l’anesthésie-réanimation,
  • l’ophtalmologie.

Ces spécialités combinent un fort volume d’actes techniques, une demande élevée et, dans certains cas, des dépassements d’honoraires. Les revenus peuvent dépasser 200 000 € par an, mais au prix d’un rythme de travail souvent très intense.

Un médecin spécialiste gagne-t-il plus en libéral qu’à l’hôpital ?

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K

En moyenne, oui, mais ce n’est pas automatique. À l’hôpital public, le salaire est stable, encadré et sécurisé, avec peu de variations. En libéral, les revenus peuvent être nettement plus élevés, mais ils dépendent :

  • du volume d’activité,
  • des charges professionnelles,
  • de l’organisation du cabinet,
  • et parfois de la concurrence locale.

Le libéral offre plus de potentiel, mais aussi plus de responsabilités et d’incertitudes.

Existe-t-il des spécialités médicales moins bien rémunérées ?

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K

Oui. Certaines spécialités, pourtant essentielles au système de santé, affichent des revenus moyens plus faibles, notamment :

  • la psychiatrie,
  • la pédiatrie,
  • la rhumatologie,
  • certaines formes de médecine interne.

Les revenus annuels y sont souvent compris entre 80 000 € et 110 000 €, selon le mode d’exercice. Ces écarts sont liés au type d’actes pratiqués, et non à la difficulté ou à la valeur médicale de la spécialité.

Est-ce que le salaire doit guider le choix d’une spécialité ?

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K

C’est une mauvaise stratégie s’il est le seul critère. Le choix d’une spécialité doit prendre en compte :

  • l’intérêt réel pour la discipline,
  • le mode de vie souhaité (horaires, gardes, stress),
  • la durée et la difficulté de la formation,
  • l’équilibre vie professionnelle / personnelle.

Une spécialité très rémunératrice mais mal vécue conduit souvent à l’épuisement professionnel.

Un jeune médecin spécialiste gagne-t-il autant qu’un médecin expérimenté ?

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K

Non. Les premières années d’exercice sont généralement moins rémunératrices. À l’hôpital, la progression est progressive et encadrée. En libéral, le revenu augmente avec :

  • la constitution de la patientèle,
  • l’optimisation de l’organisation,
  • l’expérience clinique.

Les écarts de revenus sont donc souvent beaucoup plus liés à l’ancienneté qu’au diplôme lui-même.

Les revenus varient-ils selon la région ?

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K

Oui, parfois fortement. Dans certaines zones sous-dotées, la demande médicale est très forte, ce qui peut augmenter les revenus. À l’inverse, dans les grandes métropoles très attractives, la concurrence peut limiter les marges, malgré une patientèle nombreuse. La localisation géographique est un levier réel, souvent sous-estimé par les étudiants.

Les médecins spécialistes sont-ils vraiment « riches » ?

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K

C’est un cliché réducteur. Oui, les revenus sont supérieurs à la moyenne nationale. Mais il faut aussi prendre en compte :

  • 10 à 12 ans d’études,
  • une entrée tardive sur le marché du travail,
  • des responsabilités médicales lourdes,
  • une charge mentale et administrative importante,
  • des horaires souvent contraignants.

La rémunération reflète avant tout un niveau d’expertise élevé et un engagement de long terme.

Les études de médecine garantissent-elles un bon salaire ?

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K

Les études de médecine offrent des perspectives solides, mais pas de garantie automatique. Le niveau de revenu final dépendra :

  • de la spécialité obtenue,
  • du mode d’exercice choisi,
  • de la capacité à structurer son activité,
  • et des choix faits dès les premières années (PASS, LAS, classement, stratégie).

D’où l’importance d’une orientation lucide et anticipée.

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