FAQ études de santé : comprendre les parcours : PASS, LAS, LSPS, MMOPK
Depuis la réforme de la PACES, il n'y a plus une seule voie d'accès, mais deux principales : le PASS et la LAS. On peut désormais intégrer médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique ou kiné sans passer par un concours unique : c'est l'université qui sélectionne, en regardant les résultats et les compétences transversales.
Non, pas exactement. Le PASS comporte toujours beaucoup de sciences, mais la grande différence c'est la mineure : tous les étudiants doivent suivre une deuxième discipline. En cas d'échec, il est possible de continuer dans cette autre voie sans redoubler ni repartir de zéro.
La LAS permet de s'inscrire dans une licence classique (lettres, droit, biologie…) tout en suivant une option santé en parallèle. C'est moins radical que le PASS, mais attention : ça reste une double charge. Il ne faut pas croire que c'est plus facile.
MMOPK désigne les cinq grandes filières médicales : Médecine, Maïeutique (sage-femme), Odontologie (dentaire), Pharmacie et Kinésithérapie. Ces cinq cursus partagent un tronc commun d'accès, mais la sélection reste rude.
Oui, mais de façon limitée. La réforme prévoit deux chances maximum pour intégrer une filière MMOPK. Un étudiant peut faire un PASS puis une LAS, ou deux années de LAS, mais pas davantage. Il faut donc bien penser son parcours dès la Terminale.
La sélection varie selon les facs, mais en général il faut avoir validé son année, obtenir de très bons résultats dans les matières santé, et réussir d'éventuelles épreuves complémentaires (oral, QCM, dossier motivé). Il n'y a pas de classement national : chaque université fait sa propre sélection.
Oui, et c'est même recommandé. Certaines facs proposent des tutorats. D'autres étudiants s'appuient sur des prépas santé indépendantes. Il existe aussi des stages de préparation aux oraux, des cours de méthodologie et des accompagnements Parcoursup. Tout dépend du niveau, de la façon de travailler et du soutien dont on a besoin.
Anticiper les échecs
Si vous êtes en PASS et que vous ratez, vous pouvez passer en L2 dans la mineure choisie selon vos résultats. Si vous êtes en LAS, vous continuez votre licence. Et si vous n'avez pas été admis en MMOPK, vous pouvez retenter l'année suivante, mais seulement une fois.
Oui, mais pas indéfiniment : deux tentatives maximum pour candidater à MMOPK. Certains choisissent de retenter via une LAS différente, d'autres passent par une remise à niveau scientifique ou une prépa santé. D'autres encore partent à l'étranger pour intégrer une fac européenne reconnue en France.
Une année blanche n'est pas interdite, mais elle a un coût en temps. Elle peut être transformée en année de préparation : reprendre les bases scientifiques, suivre une prépa, travailler en parallèle, passer un concours paramédical ou partir à l'étranger. L'essentiel est de pouvoir expliquer ce choix et ce qu'on en a tiré.
Il existe de nombreuses formations paramédicales passionnantes et valorisées : ergothérapie, psychomotricité, orthophonie, orthoptie, diététique, podologie, analyse biomédicale… Certaines sont accessibles hors Parcoursup, d'autres via des concours ou des passerelles. Ce n'est pas abandonner la santé, c'est déplacer le centre de gravité de son projet.
Oui, et c'est même stratégique. Les crédits ECTS obtenus en PASS peuvent être valorisés. Si l'admission en MMOPK n'a pas abouti, il est souvent possible de basculer en L2 dans la mineure choisie, ce qui ouvre une deuxième tentative via la LAS.
Parcoursup et admission en études de santé
Il est conseillé de diversifier ses vœux : plusieurs PASS dans différentes universités, mais aussi des LAS dans des disciplines variées. Certaines licences LAS ne donnent accès qu'à certaines filières (ex : LAS STAPS = accès kiné, mais pas toujours médecine). Il faut lire attentivement les fiches de chaque formation avant de postuler.
Les erreurs les plus courantes : faire trop peu de vœux, miser uniquement sur médecine sans plan B, mal lire les fiches Parcoursup, sous-estimer la LAS, et bâcler les projets motivés. Copier-coller un modèle générique est la meilleure façon de se faire repérer… et recaler.
Les attendus sont les compétences, savoirs ou qualités que les universités estiment nécessaires pour réussir dans la filière. Les lire attentivement permet d'adapter son projet motivé et de mieux cibler ses vœux en fonction de son profil.
Chaque université définit ses propres critères : notes de Première et de Terminale, appréciations des enseignants, spécialités choisies, lettre de motivation… Il n'existe pas de règle nationale uniforme. C'est pourquoi la stratégie de vœux doit être construite fac par fac.
Étudier la médecine à l’étranger
Oui, sous conditions. Des universités européennes (Espagne, Roumanie, Belgique francophone…) proposent des parcours en santé accessibles aux bacheliers français. Certains diplômes sont reconnus en France, mais le retour nécessite souvent des démarches administratives spécifiques. C'est une voie à envisager avec un budget et une préparation adaptés.
Principalement à cause de la sélection très sévère en France. En 2023, on estimait à près de 4 000 le nombre d'étudiants français en études de médecine hors de France. Les destinations les plus fréquentes sont la Roumanie, l'Espagne et la Belgique francophone, où l'admission peut se faire sur dossier ou via un test d'entrée.
La qualité des formations varie fortement selon les pays et les établissements. Le retour en France n'est pas automatique et peut nécessiter des équivalences ou des épreuves de validation. Il est indispensable de bien se renseigner sur la reconnaissance du diplôme visé avant de s'engager.
Prépas, accompagnement et réussite
Oui, dans la grande majorité des cas. Environ 14 % seulement des étudiants réussissent sans aucun accompagnement privé. Une prépa permet de structurer le travail, d'anticiper les attentes de la fac, de s'entraîner aux formats d'épreuves et d'être suivi tout au long de l'année.
Le tutorat universitaire est gratuit et bienveillant, mais il ne propose ni suivi individualisé, ni plan de progression structuré, ni préparation intensive aux oraux. Une prépa privée offre un encadrement plus complet, adapté aux spécificités de chaque faculté, avec des enseignants experts et des outils pédagogiques dédiés.
Le plus tôt est le mieux. Les étudiants qui commencent à se préparer dès la Terminale, voire dès la Première, abordent le PASS ou la LAS avec une avance méthodologique décisive. Les stages de pré-rentrée en août permettent de traiter jusqu'à 50 % du programme avant même la première semaine de fac.
Diploma Santé propose des parcours spécifiques selon la faculté visée, avec des cours assurés par des enseignants agrégés ou universitaires, des entraînements aux QCM et aux oraux, un coaching individuel certifié Hermione Médecine, et un accès à une plateforme numérique complète (replays, fiches, annales, stats personnalisées).
